Jardins de Paris

Cher(e) lecteur,
Dès le moment ou j’ai vu écrit sur le tableau « les jardins, » pour sujet du dernier travail de ce cours (Histoire de Paris,) je savais que c’était mon sujet. Ne pensez pas que c’était parce que je pensais que le sujet m’intéresserait. C’était parce que je savais que le sujet m’avait déjà intéressé, depuis des mois. Ce n’est pas un sujet impersonnel—on ne pourrait pas écrire un livre sur les jardins de Paris sans les avoir jamais vus. Partant, je trouve que je ne peux pas écrire sur un sujet aussi passionnant dans un style complètement dénué de connaissance ou de réflexion personnelle. Si à cause de cette réflexion, je ne décris pas assez les détails historiques, je demande pardonne pour cette faute. C’est une lacune impardonnable, mais comme je n’écris pas ici un livre, je ne peux pas faire tout. Je ferai ce que je peux, en admettant que je n’ai pas fait assez. Ceci dit, essayez, s’il vous plait, d’imaginer une ville comme Paris sans ses magnifiques jardins, parcs, et squares. Avez-vous réussit ? Sinon, pourquoi pas ? Peut être savez-vous déjà la nécessité des jardins, qui vous permet d’échapper au monde, de reprendre les chemins que ont traversés des rois et des reines, et de vous détendre un peu ? Se promener dans un jardin sans le voir pour ce qu’il est, c’est encore pire que de savoir tout ce qu’on peut savoir d’un jardin sans l’avoir visité. Alors, un jour, quand vous vous perdrez dans toute l’histoire et tous vos travaux, comme je fais souvent, prenez le temps de vous promener dans un jardin, en jouissant de ce qui ne cesse de changer sans cesser d’être belle—la nature. Vous saurez, donc, le luxe d’un jardin.
Sincèrement,

Meghan Jackson


Rodin


Meghan Jackson
1 janvier 2004
L’histoire de Paris


Le Luxe d’un jardin

Petits et cachés ou grands et ouverts, les jardins, les parcs, et les squares de Paris sont un plaisir auquel nous ne pourrions pas renoncer. Dès leur enfance, la plupart des petits ont leurs souvenirs d’une promenade ou des jeux inventés au jardin, du manège au Parc Monceau, ou des bateaux qu’ils ont fait nager sur le lac octogonal du Jardin de Luxembourg. Paris ne manque pas de possibilités quand il s’agit de jardins, et il semble que chaque arrondissement a son ou ses propres
préférés. Il y en a qui existe depuis le temps des rois de France, qui étaient les jardins royaux eux-mêmes, comme Le Jardin des Tuileries qui s’étend entre le Louvre et l’Avenue des Champs Elysées. Il y a d’autres qui étaient des jardins privés, comme celui du Musée Rodin, ou du Musée Marmottan. Les squares et les parcs sont innombrables, et les jardins privés, qui ne nous occupent pas ici, seraient une toute autre histoire. Pourquoi dans une ville, qui semble être par sa nature opposée à la nature, garderions nous ces endroits de verdure ? A quel but ? Les réponses sont diverses, mais je pense que nous apprécions la beauté naturelle de ces endroits qui, sans aucune prétention, surpasse toutes les créations humaines. C’est un mystère dont la réalité a poussé les hommes d’en faire un art. Le jardin est, au moins en partie, l’effort des hommes de perfectionner cette beauté naturelle, mais qui se plaindrait de cette manie des hommes en se promenant dans Le Jardin des Plantes ? Paris doit une grande partie de son charme à des telles manies.

Le Jardin des Plantes


Les plus vieux jardins de Paris sont aussi les plus grands en centre-ville. Le jardin des Tuileries et le jardin de Luxembourg partagent ces distinctions, et en plus le fait qu’ils étaient, tous les deux, des jardins royaux. Les Tuileries, étendent le Palais du Louvre, étaient dessinés par Le Nôtre en 1664, et mis sur une fabrique de tuiles, d’où le nom vient. C’est un jardin à la française, c'est-à-dire symétrique, avec des lignes très clairs. Quand dans l’automne le soleil qui se lève derrière le musée se couche au-dessus du jardin, sur le côté qui suit la Seine, c’est magnifique de voir tout le ciel illuminé, en se promenant dans le jardin vers la place de la Concorde. Il y a des couchers du soleil qu’il ne faut pas manquer ! Mais quittons la rive droite, pour aller au jardin de Luxembourg, aussi du style français, sauf un coin asymétrique qui est plus anglais. Quand Marie de Médicis a acheté l’hôtel de François de Luxembourg, en 1612, pour en faire un palais rappelant au palais Pitti de son enfance en Italie, elle a chargé Salomon de Brosse avec la tâche de construire les jardins, finis en 1615. En ce temps-là, c’était plus agréable que le Louvre, encore petit, et sans les jardins des Tuileries. Une jolie fontaine, bâtie en 1624, des statues des rois et reines, en place depuis le temps de Louis-Philippe, un petit obélisque, et d’autres grâces rendent ce jardin un vrai coffre d’histoire, et de mystère. En plus, le jardin semble élongé aujourd’hui par les jardins de l’Observatoire, créés sous l’Empire de Napoléon 1er au début du XIXe siècle, sur le méridien de Paris. C’est un des deux plus grands jardins de la rive gauche, très fréquenté par des étudiants à cause de sa proximité avec le quartier latin.

Le jardin des Plantes, encore plus somptueux que le jardin de Luxembourg, est un peu moins centralisé, mais vaut la peine, ou plutôt le plaisir, d’une visite. Créé après le jardin de Luxembourg, mais avant les Tuileries, c’était l’idée du médecin-botaniste Guy de la Brosse et de Jean Héroard. En 1626 ils ont reçu permission du roi, Louis XIII, de faire le Jardin royal des plantes médicinales. Conçu comme un jardin botanique pour la recherche, la partie française du jardin est entourée par une école botanique, un musée d’histoire naturelle, et des serres. Ouvert au public en 1640 et plus connu aujourd’hui sous le nom « le jardin des Plantes, » le jardin a toute une collection de plantes rares grâce aux frères Jussieu et le botaniste Tournefort, qui ont traversés le monde entier pour les

Montsouris, Carré des Batignolles
 
trouver. Entre 1739 et 1788 il a connu une période d’agrandissement par son intendant, Bouffon, et un accroissement d’intérêt public. Maintenant le jardin est divisé en trois parties, chacune très différente. La partie française a des collections superbes des dahlias et des roses, mais aussi des plantes rares et des vignes. Toutes sont étiquetées, pour ceux qui s’intéressent aux noms, mais ce sont des fleurs d’une beauté qui dépasse tout nom. Dans le jardin de roses à côté, il y a des bijoux du ciel, des parfums que nous ne pourrions jamais synthétiser, qui ne daigneraient pas être étouffé en bouteille. Puis, si nous traversons le jardin, nous arriverons à la partie zoologique et des jardins exotiques, de chaque côté d’un chemin tout à fait merveilleux en automne, avec des vignes en rouge éclatant, et d’un jaune d’or. Après, si nous continuons vers le nord-ouest, nous trouverons la troisième partie, un jardin plutôt à l’anglais, avec des pistes séduisants, un grand cèdre du Liban et une colline qui se termine au-dessus d’un labyrinthe. Nous y avons vraiment l’impression d’être dans un autre monde, de se perdre dans une nature toute proche mais toujours mystérieuse dans sa variété et dans sa beauté complètement indéchiffrable.


Nous pouvons nous perdre dans un grand jardin, mais il y en a beaucoup qui sont moins grand et pourtant plus accessible. Tout le monde ne peut pas être poète, et souvent nous ne cherchons qu’un peu de repos dans un parc ou un square qui peut devenir plus familier, dont la majesté ne nous accable pas. Alors, quand la ville de Paris s’est confiée au grand ingénieur Haussmann, sous le Seconde Empire (1852-1870), il n’a pas oublié cette nécessité de l’humanité. C’est lui qui a ajouté les jardins en bas des Champs-Elysées, et qui a conçu les Bois de Boulogne et de Vincennes comme nous les connaissons. D’antan ils étaient des forets des rois. Maintenant, ils sont un peu plus sculptés, bien qu’ils soient encore plus à l’anglaise qu’à la française. Juste auprès des limites de Paris, ils savent un peu plus de grandeur, et le Bois de Vincennes arbitre un parc zoologique, très près du château duquel il partage ne nom. Marquant les extrémités de l’ouest et de l’est, c’est là où nous avons vraiment l’espace de jouer. Néanmoins, il fallait mettre des parcs aux extrémités nord et sud aussi.
Alors, aussi sous le Second Empire et la direction d’Haussmann, auxquels nous devons la ville comme elle est aujourd’hui, l’ingénieur Alphonse Alphand a travaillé sur les lacunes. C’est à lui que nous devons les additions du Parc Montsouris au sud (1868) et des Buttes-Chaumont au nord-est (1864). C’est lui aussi qui a restauré le Parc Monceau au nord-ouest, le parc préféré des gens du 8e et du 17e arrondissements. Tous les trois sont à l’anglais, mais ils ont tous un aspect différent. Le Parc Montsouris est près de la Cité Universitaire, et est beaucoup plus étendu que le Parc Monceau, qui se distingue par sa vue sur l’Arc de Triomphe en même temps qu’il est entouré de quelques hôtels magnifiques. Les Buttes-Chaumont, le seul grand parc au nord-est de Paris, a un des meilleures vues de Paris, et ne se ressemble pas du tout à ses environs. Ce sont des additions qui étaient absolument nécessaires pour que Paris ne se soit pas trop laid.
Nous avons mentionnés tous les grands parcs et jardins de Paris, mais c’est vrai que Haussmann et ceux qui l’ont suivi n’ont pas oubliés les détails. C'est-à-dire que même des petits squares sont ajoutés, et ils sont beaucoup plus fréquents, parce qu’il est plus facile de trouver de la place pour quelques arbres dans un carrefour, ou même un square aussi grand que celui des Batignolles (1862), que de créer un parc pour lequel il faut détruire des bâtiments, ou déplacer des gens. Ce sont des squares que nous pouvons fréquenter pour déjeuner, pour se promener un peu, pour faire jouer nos enfants, ou pour rencontre des amis, qui ont le plus souvent un statue et des fleurs, mais qui peuvent avoir aussi un petit lac, des canards, ou des cygnes, et qui se trouvent partout, le plus souvent a côté des églises.
Il ne faut pas oublier qu’il y a aussi des jardins magnifiques que nous pouvons voir en visitant des hôtels particuliers, qui ont eu des jardins privés, mais qui sont ouverts maintenant au public. Le musée Marmottan et surtout le musée Rodin sont des beaux exemples. Ce dernier est rempli avec des œuvres du sculpteur, et donne sur les Invalides. C’est charmant, et ne coûte pas trop cher. Passer un après-midi en lisant au-devant de cette pelouse merveilleuse serait un temps bien passé. Entre les murs est un monde très tranquille. De plus, l’hôtel n’est pas mal non plus, et vaut le temps d’une visite.


Fontaine de Medici



Bibliographie
Colson, Jean, Paris des origines à nos jours, Hervas, Paris, 2001.


Juvin, Hervé, A Paris, Hachette, 1988.


Le Guide Vert : Paris, version français, Michelin, Paris, 2000.


Pitte, Jean Robert, Paris : Histoire d’une ville, Les Atlas Hachette, Paris, 1993.